” En 2008, le commerce international du charbon a porté sur 938 Mt, dont 849 Mt pour le commerce maritime et 89 Mt pour les échanges transfrontaliers.
Le commerce du charbon-vapeur s’est élevé à 676 Mt, celui du charbon à coke à 262 Mt.
(Source : IEA Coal Information)
On estimait avant la crise qu’il atteindrait 1.000 Mt en 2010. La date sera un peu reculée puisqu’en 2009 on a pu observer une baisse des échanges.
Le Grenelle de l’Environnement prévoit de soutenir le développement des « autoroutes de la mer », susceptibles de permettre un report modal de 5 à 10% des trafics concernés, ce qui pourrait typiquement convenir à cet important commerce maritime.
- Conditions en Angleterre :
La Grande Bretagne prévoit la construction de 4 nouveaux centres de production d’énergie pour un total de 2,5 GW d’électricité. Chacun comprendra au moins 1 centrale au charbon susceptible de capter le C02 produit, selon l’annonce du Secrétaire au Changement climatique, Ed Miliband, le 23 octobre 2009. Il est en effet désormais strictement interdit de construire toute centrale au charbon qui ne capterait pas le CO2 à la sortie de ses cheminées (25% minimum toléré aujourd’hui et 100% d’ici à 2025).
L’Angleterre est l’un des pays les plus avancés en matière de fonctionnement des marchés de quotas d’émission du CO2 et de contrôle des émissions. La volonté de Ed Miliband est de devenir leader mondial des constructions de centrales au charbon « propres » et des technologies de captage et séquestration de CO2.
- en France :
Il faut noter que les gouvernements successifs ont fermé nos mines qui n’étaient pas rentables et délaissé la R et D dans ce domaine, à l’exception d’Alsthom dans le domaine de la séquestration du carbone et des centrales propres.
De plus, il n’y a pas eu d’action positive pour constituer un grand groupe minier capable d’assurer dans de bonnes conditions financières l’approvisionnement de la France et de l’Europe. Eramet aurait pu jouer ce rôle mais l’abandon de ce groupe par AREVA et l’absence de vision stratégique pour la détention du capital d’Eramet ne permet pas d’espérer une évolution notable de la pensée française en matière de charbon dans le mix énergétique qui continue, hors du nucléaire, à se reposer sur la gaz, ressource concentrée entre les mains d’un petit nombre de pays politiquement sensibles au lieu de préférer le charbon ressource beaucoup plus abondante disponible dans de nombreux pays, les principaux producteurs exportateurs étant des pays politiquement sûrs. ”
Commentaires rapportés par Françoise Dutheil.
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