
BIOCASQ est un projet pour optimiser le casque de motocycliste en utilisant des critères biomécaniques
Le projet de recherche BIOCASQ, coordonné par l’Université de Strasbourg, a permis de modéliser, pour la première fois, un casque composite hétérogène et de proposer des modifications des normes relatives au casque de motocycliste. Sa spécificité: il se brise lors d’un choc, absorbant une partie de l’onde et atténuant les effets sur la crâne.
Comment ne pas être pour cette initiative qui sauve des vies? Evidemment j’applaudis des 2 mains. Néanmoins une petite ombre au tableau, le nom: Biocasq. Qui a bien pu avoir cette idée saugrenue d’appeler ce casque Biocasq. On dit de lui qu’il est en matériaux composite. La première réaction du béotien que je suis est de se dire:” Super un casque composite, il s’appelle Biocasq, il doit respecter l’environnement. ” Non.
Fabriqué en résine epoxy et fibre de verre, on se demande en quoi ce casque est bio. Il l’est parce qu’il a été conçu en tenant compte des paramètres biomécaniques de notre fragile corps d’humain, qui au delà de 50 km/h pour un choc crânien s’avère fatal. Donc ce casque n’est pas “bio” au sens du commun des mortels. Alors pourquoi l’avoir appelé Biocasq? Erreur de marketing ou greenwashing volontaire? Il est vrai que les scientifiques ne sont pas concernés par le volet commercial, encore que…
Téléchargez le dossier du Biocasq pour en savoir plus:
http://www.ecomateriaux.net/biocasq
Pour aller plus loin dans le développement durable et les écomatériaux
Mots-clefs : Biocasq, green washing, Innovation, Strasbourg

















bio- /bjo/ (La prononciation devient /bjɔ/ au début d’un mot)
Préfixe exprimant l’idée de vie, qui sert entre autres à composer des termes scientifiques.
Vous êtes vraiment intoxiqués par la récupération marketing d’un préfixe qui existait bien avant la génération ‘éco-bio’