Archives éco-chronologiques pour la catégorie ‘éco-matériaux’

La chaîne de teillage de Lin 2000 en Picardie

Lundi 19 juillet 2010


Une coopérative de production de lin textile où l’on découvre la transformation du lin par des machines outils sous l’oeil attentif des contrôleurs de production. L’usine de teillage de Lin 2000 est une coopérative linière de Picardie dans laquelle on vous présente la production de lin textile et oléagineux en Picardie et en France. Vous pouvez également assister lors de visite ouverte au public dans la halle technique aux différentes étapes mécanisées d’extraction de la fibre de la tige de lin. Les débouchés pour l’alimentation humaine et animale ainsi que les débouchés non alimentaires sont également évoqués par exemple la laine de lin pour l’isolation des habitations. 2 types de lin sont ainsi utilisés le lin oléagineux et le lin textile.Vous saurez tout des applications possibles avec les déchets issus du lin (briques de lin, granulats pour les chaudières…)


Contact :lin-2000@wanadoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Centrale à biomasse à Metz

Lundi 28 juin 2010


L’UEM produit de l’énergie suivant le principe de cogénération depuis 1960. Aujourd’hui, elle s’est lancée dans un processus de modernisation de la centrale de Chambière, afin de faire face aux nouveaux besoins de production pour son réseau urbain alimentant aujourd’hui l’équivalent de 33 000 logements. L’électricité et la chaleur produites étant issues actuellement majoritairement de la combustion de charbon et de gaz naturel , le mix énergétique va évoluer à l’horizon 2012 avec l’arrivée de la biomasse. En effet, la réunion publique qui s’est déroulée au centre socio-culturel Metz-Vallières le vendredi 25 juin présentait le devenir de cet éventail de matières premières. La répartition de celles-ci dans la production énergétique de l’UEM ne sera plus que de 2% pour le charbon et de 37% pour le gaz naturel, toutes deux des énergie fossiles. La part principale, soit près de 60%, sera produite par de l’énergie renouvelable (biomasse) et de récupération (vapeur issue de l’incinération des déchets ménagers livrés par l’usine d’Haganis toute proche). Le projet devrait être opérationnel au 1er octobre 2012.

Dans le domaine de l’énergie, le terme de biomasse regroupe l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d’énergie. Ici , c’est l’énergie issue du bois qui sera produite par la centrale biomasse. “Un combustible produit localement, renouvelable, et présentant un bilan neutre pour l’environnement. La filière d’approvisionnement est constituée en collaboration avec l’Office National des Forêts, la coopérative forestière Forêts et Bois de l’Est pour les forêts privées” , ainsi que des exploitants forestiers explique M. Wannenmacher, directeur technique du site.
Composée d’une chaudière d’une puissance thermique de 45 MW produisant de la vapeur à partir de plaquettes de bois et d’un turboalternateur d’un puissance de 10,3 MW, la centrale biomasse produira de l’électricité à hauteur de 44 millions de kWh/an, soit la consommation d’électricité de 10 000 ménages, avant de recéder la vapeur résiduelle au réseau de chauffage urbain. . Au final, le remplacement de la combustion de charbon émettant du CO2, par des plaquettes forestières dont l’effet est considéré comme neutre pour l’environnement, c’est 57 000 tonnes /an de C02 en moins qui ne seront plus émises à compter de 2012 .

En Lorraine, 3 sites de production de chauffage urbain sont déjà équipés en centrale biomasse ( deux à Nancy, et un à Epinal) et 4 projets sont en cours d’instruction. S’inscrivant parfaitement dans le cadre du Grenelle de l’environnement , la centrale biomasse de Chambière fait partie des 32 projets retenus par le Ministère de l’Ecologie car alliant les 3 composantes, sociales, économiques et environnementales, du concept du développement durable.
D’une emprise de 2,2 hectares actuellement le site doublerait sa surface en s’étendant à l’ouest sur une partie de la parcelle voisine appartenant actuellement au Ministère de la Défense et dont UEM va faire l’acquisition. Idéalement placé pour un approvisionnement en matière première par voie routière, sa situation géographique au bord de la Moselle laisse envisager l’utilisation du cours d’eau pour alimenter la chaudière de 34m de hauteur totalement intégré dans le paysage urbain de Chambière. La nouvelle chaudière sera raccordée à la cheminée existante, ce qui permet de ne pas impacter visuellement le site.
Ce projet représente un investissement de 50 millions d’euro, remplacera la consommation de 20 000 tonnes de charbon/an, créera 50 emplois dans la filière bois et permettra l’extension du réseau de chauffage urbain de Metz, lequel deviendra l’un des plus importants réseaux en France avec une part d’énergies renouvelables de 60%.
Une deuxième réunion publique de présentation du projet aura lieu mardi 29 juin, à 19h, à la salle Notre-Dame de Lourdes, situé 17 rue de Tortue, à Metz/Devant-les-Ponts.
Renseignements : tél. 03 87 34 45 48 ou
division-communication(at)uem-metz.fr

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Lissivia : lessive liquide d’origine végétale

Jeudi 24 juin 2010


Dans les Vosges, beau département de la Lorraine en France, on produit désormais une lessive liquide naturelle d’origine végétale. Un retour aux sources pour un produit qui aurait dû s’améliorer au fil du temps. Mais que nenni. Qu’ont donc fait nos ingénieurs chimistes dans le domaine de la lessive depuis des décennies ? Apparemment ils ne sont pas trop souciés de l’impact environnemental de la production de ce produit de masse qui rend bien des services à la ménagère, de plus ou moins 50 ans d’ailleurs. Qu’est ce qui a guidé l’application des connaissances issues de la chimie à la vie de tout un chacun ? Avez-vous des réponses?

Bref, la marque lissivia est lancée. Lissivia est un mot latin composé de “lix-licîs”,les cendres et de “via”, à travers. Etymologie du mot lessive.
A l’origine, la lessive était en effet fabriquée avec de l’eau que l’on filtrait à travers des cendres de bois et qui se chargeait en potassium, caustique naturellement contenue dans le bois.
Nos arrières grand-mères utilisaient cette lessive pour nettoyer le linge, le purger de toute matière qui le salit, et principalement des matières grasses, qui se trouvent saponifiées et rendues solubles par l’action de l’alcali contenu dans la lessive.
Lissivia est une lessive dont la recette est résolument tourné vers les origines mêmes de la lessive, une recette ancestrale, écologique et non-polluante.
La fabrication est réalisée artisanalement au coeur du massif Vosgien, siège de la société I Engineering.
Voilà un type d’éco-matériaux.
http://www.lissivia.fr

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La culture de chanvre

Jeudi 17 juin 2010


En Haute-Garonne, la culture du chanvre se développe. Appellation scientifique, cannabis sativa, cette plante n’a aucun effet psychotrope mais elle reste la cousine de cannabis indica qui est utilisé pour la production de drogue. Une confusion à ne pas commettre.

La France est le plus gros producteur d’Europe avec 50 000 tonnes en 2008 sur 7400 ha. Le marché se développe car la culture présente plusieurs avantages: elle ne nécessite pas l’utilisation de produit phytosanitaire, ce qui entre dans la perspective du plan écophyto 2018 qui envisage la diminution de 50%  l’utilisation de produits phytosanitaires. C’est une culture qui permettra d’atteindre facilement cet objectif . De plus  la plante est peu consommatrice d’azote environ 50% de moins que le maïs. Ainsi ces 2 caractéristiques permettent une culture proche des points d’eau potable car respectueux de l’environnement. Pour ajouter à ses avantages le chanvre consomme très peu d’eau lors de sa croissance,la plante présente donc l’avantage de pouvoir croitre dans un milieu dont la disponibilité en eau est faible , contentant de la pluviométrie naturelle et de la structure du sol. Chose étonnante la croissance se fait en 4 mois. Que fait on du chanvre? Les tiges de chanvre sont compressées en bottes de bottes de paille et transporter à l’usine agro-fibre née de l’alliance du groupe euralys et de la coopérative copéval. Les cultures subissant les soubresauts du marché, l’objectif est de conserver aux agriculteurs un revenu décent et de créer de la valeur ajoutée. Les matières premières produites par l’usine sont la fibre ( l’extérieur de la tige) et la chènevotte (le bois correspondant à l’intérieur de la tige). Afin de réaliser ces produits, les tiges sont traitées puis subissent des triatements mécaniques pour séparer la fibre de la chènevotte. La fibre est utilisée dans la papeterie, l’isolation, la plasturgie et le textile. La chénevotte quant à elle est utiliser dans le paillage de sol et pour les litières d’animaux. Un débouché supplémentaire dans l’isolation thermique et phonique qui a permis à l’usine de déposer un nouveau brevet qui protège un nouvel éco-matériau composé d’un granulat végétal et d’un éco-liant mis en œuvre par vibro-compaction. Ce matériau destiné à la fabrication de blocs préfabriqués porteurs qui  remplissent les conditions de la réglementation thermique 2012 du bâtiment. Une culture moins polluante pour un produit moins polluant. Un bel avenir pour le chanvre dans l’agriculture française qui produit indéniablement des matériaux écologiques.



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Prochain Colloque d’ICOMOS France: 4 et 5 octobre ” Le patrimoine un modèle pour le développement durable “

Mercredi 16 juin 2010

Les 4 et 5 octobre prochains,
ICOMOS France invite ses partenaires en Europe et en Méditerranée
pour une réflexion commune
A l’Ecole Nationale d’Administration
2 avenue de l’Observatoire
75005 Paris

LE PATRIMOINE : UN MODELE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Quelles performances énergétiques pour le patrimoine architectural et urbain dans l’Euro-Méditerranée ?

Ce colloque a pour objet de dresser un panorama comparatif entre différents pays au regard des obligations conjuguées de conservation du patrimoine architectural et urbain et de performances énergétiques des bâtiments existants. Le développement durable des villes devient un impératif majeur auquel la protection et la mise en valeur du patrimoine apporte une contribution essentielle.

Néanmoins la plupart des solutions proposées pour réaliser des économies d’énergie s’inspirent des normes de la construction industrielle et ne sont pas toujours compatibles avec les spécificités architecturales et techniques du bâti ancien et de l’architecture vernaculaire.

Les interventions attendues des différents comités nationaux européens de l’ICOMOS, d’ICOMOS France et d’Euromed Heritage, la participation de représentants de régions et de villes ainsi que d’experts du patrimoine, témoigneront des efforts entrepris dans l’ensemble de l’Europe et dans les pays méditerranéens. Débats et propositions à partir d’études de cas devront constituer un ensemble de références, à la fois théoriques et pratiques, pour les politiques publiques à l’initiative des Etats membres et des collectivités territoriales.

Cette conférence permettra la tenue de trois sessions :
o PATRIMOINE BATI ET DEVELOPPEMENT DURABLE: LA NECESSITE D’UNE APPROCHE CULTURELLE
o PATRIMOINE BATI ET REGLEMENTATION ENERGETIQUE: COMPARAISON EUROPEENNE ENTRE DISPOSITIFS JURIDIQUES
o DIAGNOSTICS ET AMELIORATION DE LA PERFORMANCE ENERGETIQUE DU PATRIMOINE BATI
Et se terminera par un débat avec les professionnels concernés.

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