
Le débat sur les nanotechnologies a fait étape mardi 15 décembre à Metz. Animé par la Commission Particulière de Débat Public. Pour chauffer les neurones à la tribune une brochette d’intervenants : la DGCCRF, le pôle materalia, l’association les Amis de la Terre Moselle, SUPELEC, Université Paul Verlaine de Metz( Philippe Burg en photo), Georgia Tech et le ministère de l’écologie et du développement durable. 80 participants ont donc fait le déplacement. Les nanotechnologies comme enjeu sociétal, environnemental. Après 2 heures de débat, un interlocuteur s’interroge sur le sujet l’habitat et l”énergie. Le bilan des collectivités territoriales dans un contexte politiquement chargé a pris du temps. Les nanotechnologies permettent de travailler le photon donc la lumière; Les nanoparticules optimiserait le spectre lumineux pour l’adapter au spectre de capteur de photons qu’est le silicium. Par focalisation ont concentrerai la lumière pour faire d’un soleil, une multitude. Appliqué à au panneau solaire ont entrevoit le champs des possibilités et l’impact sur le bâtiment, sa conception , son industrie, ses hommes. Les applications à la domotique sont considérables, on imagine des fenêtres intelligentes. Mais quid des matériaux appliqués au bâtiment. Nada. On parle plutôt de normes pour réglementer, sanctionner, et spontanément un homme se demande pourquoi est-ce qu’on noircit le tableau? Pourquoi les nanotechnologies ne seraient-t-elles pas porteuses d’espoir? On lui rappelle le DDT, le Mon810, etc… Serions-nous des cobayes? C’est une évidence, nous sommes en rapport avec notre environnement physique qui agit sur notre corps, notre capital santé.
Le prix des matériaux et des technologies en général semblent être un frein à l’accès à la propriété de ces équipements. L’Etat ne régule pas le marché, nous sommes dans une économie libérale, il faudrait des textes législatifs or ce n’est pas la tendance de ces 25 dernières années. C’est dit.
Quid de la production des produits à installer sur nos bâtiments. Pas de fabricant d’éolienne , ni de panneaux photovoltaïques en France. C’est un comble. Cependant on a des artisans qui veulent bien les installer, mais là se pose la question de la formation professionnelle incombant à la région. En Lorraine le constat est navrant.Alors on dit qu’il faut améliorer, qu’on va s’y mettre. Mais allez-y.Et pourquoi n’y êtes vous pas aller plus tôt?
Un autre sujet pointe le bout de son nez: les nanotechnologies en médecine. Leurs applications soulèvent la question de la toxicité des nanoparticules et de ce qu’elles peuvent contenir, ainsi que du cycle de vie complet des nanoparticules. Quel impact sur la santé humaine et l’environnement ? On appliquerait volontiers le principe de pollueur/payeur pour résoudre la question de la responsabilité.
Comment pourrait-on faire pour revenir en arrière si en jouant aux apprentis sorciers l’expérience tournait mal? A-t-on pensé à un traité de non prolifération ? Quid des artisans qui auraient été en contact avec ces matériaux ? On cite la silicose des mineurs, victime d’un phénomène largement expliqué par les nanotechnologies. Quid du cycle de vie complet de ces nanoparticules formées synthétiquement?
Autant de questions qui n’ont pas suscitées de réponse, mais qui permettront de chauffer les neurones des acteurs de cette problématique.
Pour aller plus loin dans le développement durable :
















