Des femmes sont vendues, des enfants travaillent dans les mines, des massacres ont lieu, des zones entières sont polluées par des comportements mafieux, des forêts sont brûlées par des étrangers pour cultiver des espèces non alimentaires dans des pays où des populations meurent de faim, des otages sont exécutés, le climat change, la Planète tremble…..
Dans un monde envahi par le nouveau phénomène de la globalisation, phénomène qui n’a rien de naturel et dont, en deçà du phénomène Internet, les origines restent incertaines, parler de comportement citoyen reviendrait à parler de citoyens du monde :
-Citoyens d’un monde utopique et solidaire dans lequel les lois et les coutumes seraient partout les mêmes, les repères communs, les traditions effacées ou celles de certains ayant remplacé celles des autres qui s’y seraient soumis, les critères supprimés ou uniformisés, l’incertitude ne pouvant plus résulter que de faits de la nature ou de comportements non citoyens.
-d’où l’importance de mettre en place un comportement altruiste de citoyen du monde, respectueux des autres quels qu’ils soient, conscient des problèmes rencontrés par la population mondiale pour vivre aux rythmes de tous et de chacun dans le respect de leurs individualités nombreuses, conscient et solidaire des efforts à fournir pour parvenir à ce résultat et prêt à tout accepter au bénéfice du Bien Commun généralisé, préservé et préparé pour les générations à venir.
Dans l’état actuel des choses et des gens, après s’être fait plaisir par cet exceptionnel effort de pensée généreuse de portée universelle, on se voit contraint de revenir à sa planète, à son continent, puis à son pays, puis à sa ville pour enfin rentrer chez soi et, tenter d’y régler les problèmes domestiques quotidiens avec les moyens du bord.
Cette vision futuriste qui nous a fait explorer en quelques secondes les immensités et les profondeurs du monde existant pour envisager un monde nouveau régulé par un ordre nouveau que certains voudraient mettre en place dans l’urgence a toutefois laissé des traces dans notre subconscient sinon dans notre conscience:
-nous avons pris conscience de l’extrême diversité présente des visions de l’existence, de la variété très multiple des comportements, des luttes de pouvoir continentales parfois nées de la folie d’un ou de plusieurs dirigeants qui créent un état de guerre permanente, des besoins du plus grand nombre, des risques encourus par tous et cela nous a ramenés à une introspection qui peut se résumer en quelques affirmations, quelques questions, des conclusions toutes personnelles..
Affirmations :
-des risques de natures diverses existent en permanence et leur nature se renouvelle; certains de ces risques ne sont pas contrôlables, une action humaine est nécessaire pour en limiter les retombées; d’autres semblent pouvoir l’être, des actions humaines sont nécessaires pour les amoindrir
Certaines de ces actions sont à notre portée, d’autres exigent plus de moyens et seuls nous n’y parviendrons pas : un accord avec des alliés devra être trouvé au-delà des particularismes pour les mener à bien avec efficience, sous le contrôle de règles limitées spécifiques s’appliquant aux parties concernées.
Toutes actions impliquant l’adhésion majoritaire des nations seront strictement encadrées dans leur finalité et dans tous leurs aboutissements.
Questions :
-la solidarité de tous pour écarter un péril commun est jugée nécessaire, en sommes nous parties prenantes à titre individuel ? faisons- nous partie de la communauté universelle ainsi définie pour un objectif global mais limité ? sommes- nous prêts à ne pas faire aux autres ce que nous ne voulons pas subir ? sommes- nous prêts à devenir des citoyens du Monde avec le comportement adapté ?
Lequel ?
Conclusions :
-à tout vouloir faire, on néglige le principal, on s’épuise et on n’achève rien de bon; il faut apprendre à marcher avant de vouloir courir: un pied derrière, l’autre devant..; qui trop embrasse mal étreint, restons modestes et faisons de notre mieux ; soyons tolérants sans excès et, dans le respect bien compris de nos valeurs.
La sérénité est nécessaire au cœur de l’action, tout affolement conduit aux accidents, certains remèdes peuvent être pires que le mal.
Il appartient aux nations séparées ou regroupées de mettre en place les règles, les lois et les priorités auxquelles elles se soumettront, au cas par cas, après mûre réflexion pour la durée nécessaire et sans dispersion.
Individuellement, soyons citoyens de nos pays qui ont leurs règles, leurs lois et leurs priorités, respectons les, et, quand nous avons la chance d’exprimer nous-mêmes notre opinion, ne laissons pas aux autres, en nous abstenant, la possibilité de nous imposer la leur…
Chacun parmi nous devrait être capable de déterminer parmi ses actions quelles sont celles qui sont citoyennes et responsables: qu’il s’agisse de remplir un emploi, de respirer, de manger et de boire, de parler, de faire du vélo, de faire exploser des bombes, de massacrer des baleines, d’avilir d’autres hommes, de détruire la planète etc…
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