Archives éco-chronologiques pour le mot-clef ‘énergie’

Centrale à biomasse à Metz

Lundi 28 juin 2010


L’UEM produit de l’énergie suivant le principe de cogénération depuis 1960. Aujourd’hui, elle s’est lancée dans un processus de modernisation de la centrale de Chambière, afin de faire face aux nouveaux besoins de production pour son réseau urbain alimentant aujourd’hui l’équivalent de 33 000 logements. L’électricité et la chaleur produites étant issues actuellement majoritairement de la combustion de charbon et de gaz naturel , le mix énergétique va évoluer à l’horizon 2012 avec l’arrivée de la biomasse. En effet, la réunion publique qui s’est déroulée au centre socio-culturel Metz-Vallières le vendredi 25 juin présentait le devenir de cet éventail de matières premières. La répartition de celles-ci dans la production énergétique de l’UEM ne sera plus que de 2% pour le charbon et de 37% pour le gaz naturel, toutes deux des énergie fossiles. La part principale, soit près de 60%, sera produite par de l’énergie renouvelable (biomasse) et de récupération (vapeur issue de l’incinération des déchets ménagers livrés par l’usine d’Haganis toute proche). Le projet devrait être opérationnel au 1er octobre 2012.

Dans le domaine de l’énergie, le terme de biomasse regroupe l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d’énergie. Ici , c’est l’énergie issue du bois qui sera produite par la centrale biomasse. “Un combustible produit localement, renouvelable, et présentant un bilan neutre pour l’environnement. La filière d’approvisionnement est constituée en collaboration avec l’Office National des Forêts, la coopérative forestière Forêts et Bois de l’Est pour les forêts privées” , ainsi que des exploitants forestiers explique M. Wannenmacher, directeur technique du site.
Composée d’une chaudière d’une puissance thermique de 45 MW produisant de la vapeur à partir de plaquettes de bois et d’un turboalternateur d’un puissance de 10,3 MW, la centrale biomasse produira de l’électricité à hauteur de 44 millions de kWh/an, soit la consommation d’électricité de 10 000 ménages, avant de recéder la vapeur résiduelle au réseau de chauffage urbain. . Au final, le remplacement de la combustion de charbon émettant du CO2, par des plaquettes forestières dont l’effet est considéré comme neutre pour l’environnement, c’est 57 000 tonnes /an de C02 en moins qui ne seront plus émises à compter de 2012 .

En Lorraine, 3 sites de production de chauffage urbain sont déjà équipés en centrale biomasse ( deux à Nancy, et un à Epinal) et 4 projets sont en cours d’instruction. S’inscrivant parfaitement dans le cadre du Grenelle de l’environnement , la centrale biomasse de Chambière fait partie des 32 projets retenus par le Ministère de l’Ecologie car alliant les 3 composantes, sociales, économiques et environnementales, du concept du développement durable.
D’une emprise de 2,2 hectares actuellement le site doublerait sa surface en s’étendant à l’ouest sur une partie de la parcelle voisine appartenant actuellement au Ministère de la Défense et dont UEM va faire l’acquisition. Idéalement placé pour un approvisionnement en matière première par voie routière, sa situation géographique au bord de la Moselle laisse envisager l’utilisation du cours d’eau pour alimenter la chaudière de 34m de hauteur totalement intégré dans le paysage urbain de Chambière. La nouvelle chaudière sera raccordée à la cheminée existante, ce qui permet de ne pas impacter visuellement le site.
Ce projet représente un investissement de 50 millions d’euro, remplacera la consommation de 20 000 tonnes de charbon/an, créera 50 emplois dans la filière bois et permettra l’extension du réseau de chauffage urbain de Metz, lequel deviendra l’un des plus importants réseaux en France avec une part d’énergies renouvelables de 60%.
Une deuxième réunion publique de présentation du projet aura lieu mardi 29 juin, à 19h, à la salle Notre-Dame de Lourdes, situé 17 rue de Tortue, à Metz/Devant-les-Ponts.
Renseignements : tél. 03 87 34 45 48 ou
division-communication(at)uem-metz.fr

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Lithium : pétrole de demain ?

Lundi 17 mai 2010


Le lithium, métal alacalin, est un composant essentiel des batteries électriques pour cette raison il devient un élément d’importance dans le stockage de l’énergie.

Les multiples applications du lithium réveille le monde économique. En 1991, Sony commercialisait la première batterie  lithium-ion à base de cobalt. Élément solide le plus léger sur Terre, les recherches n’ont pas manqué depuis pour découvrir les propriétés de ce métal réparti sur toute la planète mais dont les gisements rentables sont surtout situés en Bolivie, Chine, Australie, Russie, Tibet, Etats-Unis. Les applications concrètes dans la société humaine ne manquent pas. Voiture, téléphone mobile, ordinateur portable, pile en tout genre recèlent de ce précieux métal. Et quand on connait l’importance que revêtent ces objets dans notre société contemporaine, on peut se dire que le lithium devient une ressource naturelle qui va être exploitée ad vitam aeternam . Dans cette logique, le gros avantage du lithium par rapport au pétrole c’est qu’il semble inépuisable ou presque étant donné les connaissances actuels sur les quantités présentent sur notre planète.

Pour ce qui est des innovations, on peut imaginer qu’actuellement les chercheurs travaillent sur de nouveaux matériaux alliant les propriétés du lithium à celle d’autres composants pour en tirer des prototypes toujours plus performants. Le lithium intégré dans d’autres matériaux va-t-il généré des matériaux écologiques?

Le principe : Deux électrodes, positive et négative, isolées électroniquement par un séparateur poreux baignent dans un électrolyte concentrant des ions lithium. Chacune d’elle est recouverte d’un matériau actif, un électron est généré pour un ion lithium qui,relaché par l’électrode positive s’insère dans l’électrode négative. C’est ainsi que naît le courant électrique. Tout matériau pouvant accueillir en son sein des ions lithium peut être à la base d’un accumulateur lithium ion, on peut dès lors exploiter les multiples variantes existantes.Pour ce qui est de son rôle dans les batteries, il est indéniable qu’il va être plus important car selon les usages il va devenir nécessaire de concevoir des batteries avec des caractéristiques différentes. Le lithium est donc amené a joué un rôle dans le stockage de l’énergie dans le respect de l’environnement par le biais de technologies innovantes. Boursicoteurs à vos marques, prêt feu, partez….. et stockez.
Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accumulateur_lithium

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L’utilisation du bois-énergie est-elle une bonne solution de chauffage ?

Mercredi 24 mars 2010


Antoine KIRVELLE, Conseiller Info Énergie en Lorraine, vous répond.

 

 

Depuis la nuit des temps, l’Homme utilise le bois pour se chauffer et cuire ses aliments. Vécu comme une corvée pour certain et comme un bonheur pour d’autres, le bois-énergie a su évoluer avec son temps.

 

 

Trop contraignant ? Plus aujourd’hui…

Le bois n’est plus seulement conditionné en bûche ! Il existe les granules de bois (copeaux pressés sous forme de petits bâtonnets) ou encore les plaquettes forestières (déchiquetage ou broyage des résidus d’entretien des forêts). De plus, certaines installations sont complètement autonomes et fonctionnent comme une chaudière classique au fioul !

Trop cher ? Non…

L’investissement varie entre 750€ pour un insert et jusqu’à 10 000 € pour une chaudière à plaquette. Le coût d’utilisation varie également, de 0,026 € / kWh pour les plaquettes jusqu’à 0,068 € / kWh pour les granules de bois en sac. Par comparaison, le prix du fioul est de 0,076 € / kWh.

Quels gains environnementaux ? Important….

L’utilisation du bois permet de diviser par 12 les émissions de gaz à effet de serre par rapport au fioul !

Système peu adapté en Lorraine ? Au contraire…

La Lorraine a une excellente situation pour l’utilisation de cette énergie renouvelable : elle est la deuxième région la plus boisée de France. Nous pouvons citer à titre d’exemple, la création d’une filière bois-énergie au sein de la Communauté de Communes du Saulnois qui distribue et utilise des plaquettes forestières.

Alors pourquoi attendre pour faire des économies d’énergie ?

Des exemples concrets sous forme d’éco-fiches sont disponibles sur le site www.eie-lorraine.fr, rubrique « Qu’est-ce qu’un EIE ? / Le réseau Lorrain ».

AVANT DE VOUS ENGAGER : Espace Info Énergie Moselle Centre

Informations neutres, objectives et gratuites sur l’énergie solaire et sur les économies d’énergie.

2, rue de Pratel

57340 MORHANGE

03.87.86.46.62

eie.mosellecentre@free.fr
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.eie-lorraine.fr

N° Azur : 0 810 422 422 (prix d’un appel local)

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Les voitures du futur pourraient être alimentées par leur carrosserie, grâce à une nouvelle technologie de batterie.

Mardi 16 mars 2010

Les voitures du futur pourraient être alimentées par leur carrosserie, grâce à une nouvelle technologie de batterie. Allant à l’encontre de l’utilisation des ressources énergétiques fossiles, ce projet scientifique solutionne la problématique de la batterie dans l’automobile.

Des scientifiques d’Imperial College London développent un nouveau matériau composite à base de fibres de carbone et d’une résine polymère multifonctionnelle, qui pourrait révolutionner la conception et la fabrication des automobiles.


En effet, selon les scientifiques en charge de ce projet financé à hauteur de 3,4 M euros, les pièces de carrosserie et de structure pour les véhicules automobiles pourraient un jour faire office de batterie.

Les chercheurs d’Imperial College London et leurs partenaires européens, dont Volvo Car Corporation, mettent au point un prototype à partir d’un matériau composite révolutionnaire permettant de stocker et de décharger de l’énergie électrique et étant assez solide et suffisamment léger pour pouvoir être utilisé comme pièce automobile.

Les chercheurs s’attendent à ce que ce matériau soit utilisé pour la conception de véhicules hybrides thermique-électrique afin de les rendre plus légers, plus compacts et plus économes en énergie, permettant ainsi au conducteur de voyager sur de plus longues distances, sans besoin fréquent de recharge des batteries.

Les chercheurs travaillant sur le projet estiment que ce matériau, breveté par Imperial College London, pourrait éventuellement être utilisé comme boîtier d’objets de la vie quotidienne, tels que les téléphones portables et les ordinateurs qui n’auraient alors plus besoin de batterie. Cela rendrait de tels dispositifs plus petits, plus légers et encore plus faciles à transporter.

Le coordinateur du projet, le Dr Emile Greenhalgh, de la faculté d’aéronautique à Imperial College London, déclarait à ce sujet : “Nous sommes vraiment enthousiasmés par le potentiel de cette nouvelle technologie. Nous pensons que grâce à notre nouveau matériau composite, la voiture du futur pourrait absorber le courant à partir de son toit, son capot ou même de l’une de ses portières.

Même le navigateur par satellite pourrait être alimenté par son propre boîtier. Les futures applications de ce matériau ne s’arrêtent pas là : vous pourriez avoir un téléphone portable aussi mince qu’une carte de crédit car n’ayant plus besoin d’une batterie encombrante, ou un ordinateur portable qui peut couvrir ses besoins en électricité grâce à son enveloppe, de sorte qu’il puisse fonctionner plus longtemps sans être rechargé.

Nous sommes à la première étape de ce projet et le chemin à parcourir est encore long, mais nous pensons que notre matériau composite est très prometteur”. Les scientifiques envisagent de concevoir une cage de roue de secours à partir de ce nouveau matériau. A ce sujet, Volvo effectuera très bientôt une série de tests sur des véhicules dont le plancher de roue de secours aura été fabriqué à partir de ce matériau composite.

L’équipe en charge du projet explique que le remplacement de la cage de roue de secours habituellement métallique par ce composite, pourrait permettre à Volvo de réduire le nombre de batteries nécessaires à alimenter le moteur électrique de ses voitures hybrides. Les chercheurs pensent que cela pourrait conduire à une réduction de 15% du poids total de la voiture, ce qui devrait améliorer considérablement la gamme des futures voitures hybrides proposée par le constructeur automobile.

Les voitures hybrides actuelles comprennent un moteur à combustion interne, utilisé lors des phases de fortes accélérations, et un moteur électrique alimenté par des batteries, qui assure la mise en mouvement de la voiture, jusqu’à atteinte de la vitesse de croisière. Ces voitures hybrides ont besoin d’un grand nombre de batteries pour alimenter le moteur électrique, ce qui d’une part, rend le véhicule plus lourd, et d’autre part, signifie que la voiture consomme plus d’énergie et que les batteries doivent être régulièrement rechargées à intervalles rapprochés.

Les chercheurs affirment que le matériau composite qu’ils développent, à base de fibres de carbone et d’une résine polymère, stockera et déchargera d’importantes quantités d’énergie beaucoup plus rapidement que les batteries classiques. En outre, le matériau ne nécessite pas le recours à des procédés chimiques, le rendant ainsi plus rapide à recharger que les batteries conventionnelles. Par ailleurs, toujours selon les chercheurs, le processus de recharge ne causera que très peu de dégradation au matériau composite car il ne s’agit pas d’une réaction chimique, tandis que les batteries conventionnelles se dégradent avec le temps.

Le matériau pourrait être rechargé à la maison, par simple branchement de la voiture hybride sur une prise électrique. Les chercheurs explorent également d’autres façons de recharger le moteur électrique, en récupérant l’énergie cinétique lors des phases de décélération et de freinage.

Pour la première phase du projet, les chercheurs envisagent d’améliorer les propriétés du matériau afin qu’il puisse stocker d’avantage d’énergie. L’équipe améliorera les propriétés mécaniques du matériau grâce au procédé de croissance de nanotubes de carbone à la surface des fibres de carbone, ce qui devrait aussi augmenter la surface du matériau, et permettre d’améliorer sa capacité de stockage d’énergie. Les chercheurs prévoient également d’étudier la méthode la plus efficace de fabrication du matériau composite à l’échelle industrielle.

Ce projet, d’une durée de 3 ans, financé par l’Union Européenne, comprend des chercheurs des facultés de chimie, d’aéronautique, de génie chimique et de technologie chimique d’Imperial College London.

Parmi les partenaires académiques et industriels européens on retrouve : Swerea SICOMP, INASCO Hella, Chalmers, Advanced Composites Group, Nanocyl, Volvo Car Corporation, Bundesanstalt für Materialforschung undprufung, ETC Battery and Fuel Cells Sweden.

Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62621.htm
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Consommation énergétique de l’Europe la nuit en image

Jeudi 7 janvier 2010


Dans les vœux de l’association écologie radicale on retrouve une image extraordinaire. Elle montre la Terre vue de l’espace la nuit. On constate la présence d’ un tissu de lumières qui sont autant de sources de consommation d’énergie. La répartition géographique est flagrante.
Quels enseignements en tirer?

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