L’UEM produit de l’énergie suivant le principe de cogénération depuis 1960. Aujourd’hui, elle s’est lancée dans un processus de modernisation de la centrale de Chambière, afin de faire face aux nouveaux besoins de production pour son réseau urbain alimentant aujourd’hui l’équivalent de 33 000 logements. L’électricité et la chaleur produites étant issues actuellement majoritairement de la combustion de charbon et de gaz naturel , le mix énergétique va évoluer à l’horizon 2012 avec l’arrivée de la biomasse. En effet, la réunion publique qui s’est déroulée au centre socio-culturel Metz-Vallières le vendredi 25 juin présentait le devenir de cet éventail de matières premières. La répartition de celles-ci dans la production énergétique de l’UEM ne sera plus que de 2% pour le charbon et de 37% pour le gaz naturel, toutes deux des énergie fossiles. La part principale, soit près de 60%, sera produite par de l’énergie renouvelable (biomasse) et de récupération (vapeur issue de l’incinération des déchets ménagers livrés par l’usine d’Haganis toute proche). Le projet devrait être opérationnel au 1er octobre 2012.

Dans le domaine de l’énergie, le terme de biomasse regroupe l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d’énergie. Ici , c’est l’énergie issue du bois qui sera produite par la centrale biomasse. “Un combustible produit localement, renouvelable, et présentant un bilan neutre pour l’environnement. La filière d’approvisionnement est constituée en collaboration avec l’Office National des Forêts, la coopérative forestière Forêts et Bois de l’Est pour les forêts privées” , ainsi que des exploitants forestiers explique M. Wannenmacher, directeur technique du site.
Composée d’une chaudière d’une puissance thermique de 45 MW produisant de la vapeur à partir de plaquettes de bois et d’un turboalternateur d’un puissance de 10,3 MW, la centrale biomasse produira de l’électricité à hauteur de 44 millions de kWh/an, soit la consommation d’électricité de 10 000 ménages, avant de recéder la vapeur résiduelle au réseau de chauffage urbain. . Au final, le remplacement de la combustion de charbon émettant du CO2, par des plaquettes forestières dont l’effet est considéré comme neutre pour l’environnement, c’est 57 000 tonnes /an de C02 en moins qui ne seront plus émises à compter de 2012 .
En Lorraine, 3 sites de production de chauffage urbain sont déjà équipés en centrale biomasse ( deux à Nancy, et un à Epinal) et 4 projets sont en cours d’instruction. S’inscrivant parfaitement dans le cadre du Grenelle de l’environnement , la centrale biomasse de Chambière fait partie des 32 projets retenus par le Ministère de l’Ecologie car alliant les 3 composantes, sociales, économiques et environnementales, du concept du développement durable.
D’une emprise de 2,2 hectares actuellement le site doublerait sa surface en s’étendant à l’ouest sur une partie de la parcelle voisine appartenant actuellement au Ministère de la Défense et dont UEM va faire l’acquisition. Idéalement placé pour un approvisionnement en matière première par voie routière, sa situation géographique au bord de la Moselle laisse envisager l’utilisation du cours d’eau pour alimenter la chaudière de 34m de hauteur totalement intégré dans le paysage urbain de Chambière. La nouvelle chaudière sera raccordée à la cheminée existante, ce qui permet de ne pas impacter visuellement le site.
Ce projet représente un investissement de 50 millions d’euro, remplacera la consommation de 20 000 tonnes de charbon/an, créera 50 emplois dans la filière bois et permettra l’extension du réseau de chauffage urbain de Metz, lequel deviendra l’un des plus importants réseaux en France avec une part d’énergies renouvelables de 60%.
Une deuxième réunion publique de présentation du projet aura lieu mardi 29 juin, à 19h, à la salle Notre-Dame de Lourdes, situé 17 rue de Tortue, à Metz/Devant-les-Ponts.
Renseignements : tél. 03 87 34 45 48 ou
division-communication(at)uem-metz.fr
Pour aller plus loin dans l’éco-construction et les éco-matériaux



















