Archives éco-chronologiques pour le mot-clef ‘écologie’

François l’embrouille fait de l’écologie au péage de l’Ile de Ré

Mardi 27 juillet 2010


Mieux vaut en rire qu’en pleurer car agir positivement est le seul comportement citoyen durable. Une prise de conscience.

Un sourire pour ceux qui attendent aux péages.



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La lutte contre la déforestation dans les « États fragiles »

Mardi 22 juin 2010


La note de Veille n° 180 (Juin 2010) vient de paraître : La lutte contre la déforestation dans les « États fragiles » : une vision renouvelée de l’aide au développement .
16 juin 2010

” Au sommaire :

- L’aide promise à Oslo ira à des États fragiles

- Que nous enseignent les expériences de l’aide au développement dans ces États ?

- Aider les États fragiles à lutter efficacement contre la déforestation
Le partenariat mondial pour la protection des forêts tropicales, officialisé à la conférence d’Oslo sur le climat et la forêt le 27 mai dernier, s’est traduit par la consolidation de l’engagement financier des pays donateurs (Norvège, États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Australie, Japon, Suède, Danemark) en faveur des États forestiers du Sud. Cette aide allouée au financement de programmes de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts s’élève désormais à 4 milliards de dollars sur la période 2010-2012. Toute la question est désormais de savoir comment utiliser ces fonds REDD de la manière la plus efficace pour infléchir les politiques publiques de lutte contre la déforestation dans des États forestiers qui, pour la grande majorité d’entre eux, sont dits « fragiles », c’est-à-dire conjuguant un faible niveau de performance socioéconomique et de gouvernance. À cet égard, les expériences de l’aide au développement sont riches d’enseignements.

- A) Le principal défi de la lutte contre la déforestation consiste à ne pas devoir arbitrer entre croissance économique et préservation de l’environnement. Pour ce faire, il faut engager des réformes dans d’autres secteurs que le secteur forestier lui-même, la séquence de ces réformes étant primordiale.

- B) Sur le plan des actions à mener, et avec l’assentiment des pays récipiendaires, il conviendrait que les pays du Nord puissent allouer des fonds sous réserve d’une mise en œuvre de programmes ciblés et de réformes dans différents secteurs :

* agricole (investissement dans une agriculture écologiquement intensive centrée sur les exploitations familiales, subventionnement de semences sélectionnées et d’innovations adaptées, etc.),

* forestier (régulation de l’exploitation forestière, clarification des régimes fonciers en proposant dans un premier temps une cartographie des droits sur les espaces forestiers, sujet particulièrement sensible dans nombre d’États fragiles),

* juridique (réhabilitation du système judiciaire permettant de réduire la corruption).

- C) Les aides proposées pourraient également combiner l’investissement dans de nouvelles pratiques productives avec des engagements contractuels sur la réduction de la déforestation et associer davantage les populations locales en les aidant à mettre en œuvre des alternatives au déboisement. ”

Les éco-matériaux sont composés en partie de bois issu de toutes les forêts du monde. L’avenir des forêts de ces pays doit être une question que doivent se poser les européens afin de tirer les enseignements de ce passé où l’environnement était piétiner.

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Deux livres proposés à la lecture

Jeudi 8 avril 2010


dont ci-dessous quelques extraits :

- Jean-Marc Jancovici Le changement climatique expliqué à ma fille Seuil 2009
- Hubert VédrineLe temps des chimères Fayard 2009.Le dernier chapitre : Sauver la planète

Ni l’un ni l’autre des deux auteurs ne sont des passionnés d’électricité nucléaire, mais ils sont tous les deux réalistes et ils estiment l’un comme l’autre que le recours au nucléaire est inévitable et que solaire et  éolien resteront longtemps “marginaux”

A noter aussi la crainte d’un totalitarisme vert .

Jean-Marc Jancovici Le changement climatique expliqué à ma fille Seuil 2009
L’énergie (charbon, pétrole, gaz, hydraulique, bois, nucléaire, éolien, solaire, consommation et réserves)

* La consommation mondiale d’énergie primaire aurait été en l’an 2000 de l’ordre de 9 Gtep (gigatonnes d’équivalent pétrole) chiffre susceptible de doubler voire de triples à horizon 2050

* Selon son origine, elle se répartit comme suit : 80% vient des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz), 10% vient du bois, 5% du nucléaire, 5% des barrages , 0,08% de l’éolien, 0,001% du solaire, les deux derniers postes ne sont pas des énergies nouvelles et sont connus depuis longtemps, ils resteront très longtemps marginaux,il est donc illusoire de penser qu’ils peuvent contribuer à régler la question du climat et de émissions de CO²

* Les réserves mondiales de pétrole pourraient être de l’ordre de 3000 milliards de tonnes, ce qui reste à prouver.
NB Chaque Français consomme annuellement 1,5 tonne de pétrole (plus de pétrole que d’eau)

Hubert Védrine Le temps des chimères Fayard 2009.Le dernier chapitre : Sauver la planète

* La demande d’énergie va bondir de 60% en 25 ans, surtout des énergies fossiles et avec elles l’effet de serre, le contraire de ce qu’il faudrait faire

* Le problème n’est pas tellement le nucléaire. Certes le recours au nucléaire pendant un certain temps pour ne pas aggraver l’effet de serre, même avec le développement intensif des énergies durables est tabou dans certaines démocraties européennes telles que l’Allemagne. Mais nécessité fera loi

* Il faudra investir pour produire de l’énergie (biocarburant, biogaz, capteurs solaires, électricité nucléaire pour l’acheminer (réseaux de chaleur), pour l’utiliser au mieux et pour l’économiser (bâtiment, structures ferroviaires).

* Peut être verra t on surgir des régimes autoritaires, des tyrannies de salut public, des dictatures techno-scientistes, voire des fascismes écologistes, avec les régressions massives pour les libertés que cela comporterait.

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Rupture du glacier Mertz en Antarctique

Samedi 27 février 2010


COMMUNIQUE DE PRESSE NATIONAL | PARIS | 26 février 2010

Un iceberg géant de 2550 km2 s’est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l’Est. Ce vêlage a été détecté par une équipe franco-australienne à laquelle participent des chercheurs des laboratoires LEGOS(1) (CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD) et LOCEAN(2) (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) et de l’Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division). Ce phénomène vient s’ajouter aux autres observations faites autour de l’Antarctique où de plus en plus de plateformes glaciaires se détachent du continent et s’entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d’icebergs et une augmentation de l’apport d’eau douce à l’Océan Austral.

Situé 240 km à l’est de la base scientifique française Dumont d’Urville, le glacier Mertz s’écoule dans l’océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Sa langue de glace flottante s’étendait en mer sur 160 km depuis la ligne d’échouage, elle ne fait maintenant plus que 80km. Le nouvel iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km, son épaisseur moyenne est d’environ 400m. Ce vêlage est issu de la collision d’un iceberg encore plus grand, appelé B9B (de 95km de long par 20km de large), avec la langue de glace flottante fragilisée par des crevasses transverses majeures. B9B était échoué sur des hauts fonds depuis 18 ans. Les images satellite (ENVISAT) tendent à montrer que le vêlage s’est produit entre le 12 et le 13 février 2010.

L’évolution du glacier Mertz est suivie depuis 15 ans par les scientifiques de l’équipe CRACICE(3) qui étudient l’évolution des glaciers côtiers de l’Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L’équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s’étaient quasiment rejointes lorsque l’iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens (navire Astrolabe et hélicoptères) mis en œuvre par l’institut polaire français (IPEV).
La zone océanique côtière située immédiatement à l’ouest du glacier Mertz est d’un intérêt majeur. C’est là que prennent naissance en partie, les eaux de fond denses et froides de l’Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. C’est également un lieu de forte biodiversité riche en production primaire qui fait l’objet de campagnes océanographiques régulières à partir du navire l’Astrolabe dans le cadre du programme de recherche ALBION(4).

La position future des deux icebergs géants pourrait aff ecter la circulation océanique et l’équilibre des écosystème! s dans c ette région. Ce vêlage d’une intensité exceptionnelle représente une opportunité unique de comprendre et d’évaluer le rôle de cette région sur la circulation océanique générale et donc son impact sur le climat.

Le projet est financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES, ANR, the ARC, University of Tasmania and the Australian Antarctic Division, ainsi que par les différentes agences spatiales fournissant des images.

Image du 7 février 2010 montrant l’iceberg B9B approchant de la langue de glace du glacier Mertz. La langue de glace est fracturée de chaque côté mais toujours attachée au glacier en son milieu. L’image représente une surface de 100km de large par 200 de long.

Image du 13 février 2010 où l’on voit que la langue de glace et coupée sur toute sa largeur.
© ESA - ASAR

LEGOS : Laboratoire d’études en Géophysique et océanographie spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD)

2) LOCEAN : Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN)

3) Acronyme anglais de Recherche coopérative sur le vêlage en Antarctique et l’évolution des glaciers, l’équipe CRACICE inclus des chercheurs du LEGOS (CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD), de l’Université de Tasmanie et de l’Antarctique Climate and Ecosystem Cooperative Research Centre (Australie).

4) Adélie Land Bottom water formation and Ice Ocean interactioNs, programme de recherche du laboratoire LOCEAn financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES

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Qu’est ce que l’écologie?

Samedi 9 janvier 2010


Voilà une question qui est souvent posée.
Voici un élément de réponse quelque peu cynique :”Sauvez un arbre,  tuez un castor”.

Le débat a été lancé sur http://www.econologie.com et http://fr.answers.yahoo.com, reste-t-il d’actualité ?

Quels matériaux faut-il tuer pour sauver les éco-matériaux?

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