Archive pour le mot-clef ‘Copenhague’

1ère étape de l’accord de Copenhague : les objectifs chiffrés de réduction des GES par 81 pays

Jeudi 4 février 2010


Le 31 janvier 2010 constitue une étape indispensable et majeure pour l’accord de Copenhague.

En effet 54 pays, en addition aux 27 pays de l’Union Européenne, ont communiqué leur objectif chiffré de réduction de gaz à effet de serre pour 2020. L’ensemble de ces pays sont responsables de 78% des émissions de GES mondiales, dues au secteur de l’énergie.

Ces premiers engagements confortent la récente déclaration du Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo, qui rappelait la nécessité d’un soutien à l’accord de Copenhague par le plus grand nombre de pays en répondant positivement, à l’échéance du 31 janvier 2010, à la demande faite en ce sens par le Secrétaire général des Nations-Unies.


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Copenhague : une amertume certaine selon Ecologie Radicale

Vendredi 25 décembre 2009


Un échec prévisible mais désespérant

Sous quelque angle que l’on considère le résultat de la conférence de Copenhague, on ne peut qu’être amer et inquiet : amer devant l’échec des hommes de bonne volonté face au mur inébranlable des puissances d’argent et inquiet de l’absence de réalisme des dirigeants du monde.

L’Europe qui n’a pas su se doter d’une ligne de conduite ferme et précise. L’Europe a fait des efforts trop désordonnés pour être efficaces, là où il aurait fallu pouvoir entendre la voix de l’Europe, la voix d’un continent,…on n’a observé comme dans beaucoup de ces rencontres internationales que des tentatives et des approches pour redéfinir des contrats.

Pourtant il n’y avait pas que l’Europe pour s’exprimer à Copenhague. Les représentants de presque tous les peuples de la Terre ont pu apprécier l’hospitalité danoise dans une capitale qui n’a déjà pas ménagé ses efforts pour réduire sa consommation en énergie tout en protégeant l’avenir de sa population.

Nicolas Sarkozy a tout tenté mais en vain :

-les USA déjà lourdement touchés depuis plusieurs années par un chômage qui ne fait que croître mais aussi livrés imprudemment par les maîtres de Wall Street  à l’industrie chinoise qui détient une grande partie de la dette américaine, ont refusé de consentir des efforts que pourtant leurs techniques industrielles pourraient supporter ;

-la Chine qui déjà a pris une part prépondérante dans l’industrie mondiale en réalisant à moindre coût beaucoup d’éléments indispensables aux industries de l ’Ouest se voit en passe d’acheter et de peupler l’Afrique en payant en troc et en main d’œuvre les matières premières gardées en stock pour les générations à venir. La Chine refuse de maîtriser raisonnablement son expansion.

La Russie a quitté la table des négociations mais elle connaît la fragilité des frontières et la vacuité des efforts de guerre permanente, à la guerre comme en amour la victoire est parfois dans la fuite, mais aujourd’hui il n’est pas temps pour quiconque de penser à des victoires, il est temps de penser à la survie.

Les risques sans parler des risques climatiques

Nos industries, en se délocalisant, ont importé très temporairement  les bas prix de produits de toutes qualités. Les populations d’Europe et des USA comme celles du reste du monde ont pensé y trouver leur compte La société de consommation a enfin révélé ses pires aspects.
Les usines ferment, l’agriculture est menacée, nos vaches dont la production avait été limitée naguère, produisent encore du lait mais ce lait n’est pas payé à un prix décent permettant aux agriculteurs de survivre ; les artisans ont du mal à joindre les deux bouts: leur production est trop chère par rapport à celle des produits copiés venus d’ailleurs même si ceux-ci présentent risques et malfaçons. Même la nourriture est menacée dans sa qualité : certains supermarchés vendent par exemple en pleine saison des asperges venues de Chine vendues moins cher en bocaux et pelées que les bottes déterrées il y a peu par nos agriculteurs d’Alsace ou d’Argenteuil.

Des moyens mondiaux à mettre en oeuvre

L’Europe et la France en particulier avaient pourtant érigé des barrières non tarifaires quasi infranchissables pour éviter ce genre de situation. Mais ces barrières ne s’appliquent plus guère qu’aux industriels européens qui ont du mal à vendre à l’extérieur nombre de produits traditionnels car les contrôles s’appliquent bien à leur production mais nullement ou simplement très exceptionnellement à la production venue d’ailleurs estampillée conforme au départ de l’usine et sans avoir aperçu de près ou de loin le képi ou la casquette d’un vérificateur.

Pas d’embargos mais une prise de conscience

La Chine pour prendre un exemple aura-t elle besoin de multiplier par quatre (ou par 10) sa consommation d’énergie si le reste du monde recommence à fonctionner en donnant du travail aux nationaux de chaque pays et ne lui délègue plus la fabrication des besoins de la planète au seul profit de quelques poignées de financiers, lui est-il nécessaire de toujours produire plus pour vivre mieux si elle doit se tourner uniquement sur son seul marché intérieur ?

Continuer à construire la pauvreté généralisée sur l’achat à vil prix de la main d’œuvre tout en s’enrichissant au-delà de tout espoir, sans participer sainement aux efforts nationaux, par des délocalisations de sièges sociaux ( fiscaux) est-il excusable ?

Une réflexion nécessaire

Les identités nationales devraient d’abord se définir par la constitution de la liste de tout ce qui devrait disparaître ou ne pas apparaître dans les pays :

-la pauvreté pour ne pas dire la misère
-le manque de travail
-la maladie
-l’exclusion

Pour  que demain soit

Apportons plutôt une aide généreuse mais intelligente et raisonnée à l’Afrique pour que les africains puissent vivre au pays en conservant leurs traditions et leur joie de vivre, redonnons  leur chance aux cultures vivrières locales, aidons les à préserver leurs ressources et revenons pour l’Europe à des pratiques raisonnées d’agriculture et d’industrie ( 100 mile limit–USA) , si nous voulons que nos enfants disposent d’une qualité de vie approchant un peu celle que nous avons connue.

Il faut accélérer les discussions

Une régulation internationale est indispensable et Copenhague ne doit pas être un échec mais le premier pas d’une course effrénée.

La globalisation a été décidée mais non organisée , un peu comme l’Europe : des règles internationales communes sont nécessaires.

Nous sommes rentrés dans une nouvelle ère, que nos efforts communs d’hommes de bonne volonté en fassent celle de la raison, de la fraternité et de l’équité.

Ecologie Radicale est une association apolitique et apolémique qui œuvre pour le Progrès du bien Commun dans le cadre de la recherche de la Qualité de vie sous tous ses aspects et, du Retour aux racines des valeurs de la République. www.ecologie-radicale.fr

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A Copenhague les déclinaisons du Grenelle Environnement

Vendredi 18 décembre 2009


Jean-Louis BORLOO a adopté la nouvelle feuille de route de la France en matière de production d’énergie, issue du Grenelle Environnement, jeudi 17 décembre 2009.

Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a adopté la nouvelle « feuille de route de la
France » en matière de production d’énergie.
Conformément au Grenelle Environnement, cette nouvelle feuille de route accorde une priorité au développement des énergies renouvelables, qui devraient progresser de 50 % d’ici 2012 et de 120 % d’ici 2020. A cette échéance, leur part dans le mix énergétique devrait atteindre 23 %, et la production globale s’élever à 36 millions de tonnes équivalent pétrole.

La nouvelle programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d’électricité confirme les objectifs du Grenelle Environnement en termes de développement de l’énergie solaire photovoltaïque, de la cogénération à partir de biomasse, de l’éolien à terre et en mer, et des autres énergies marines.
L’objectif concernant la production hydroélectrique tient compte des impératifs de préservation des cours d’eau et de la biodiversité. Le parc de production thermique d’électricité sera largement revu et modernisé, avec la fermeture d’ici 2015 de plus de la moitié des centrales à charbon et leur remplacement par des centrales à gaz moins polluants, tandis qu’aucune nouvelle centrale à charbon ne pourra être autorisée sans mise en place d’une chaîne complète de captage,
transport et stockage du CO2. Les émissions de gaz à effet de serre du parc thermique centralisé français devraient ainsi être réduite des deux tiers d’ici 2020.

Dans le domaine de la chaleur, principal gisement de croissance des énergies renouvelables, la nouvelle PPI de production de chaleur prévoit un doublement du nombre de logements raccordés à un réseau de chaleur et l’incorporation
d’énergies renouvelables (biomasse, géothermie…) dans ces réseaux, 2 millions de logements équipés de pompes à chaleur et plus de 4 millions de logements équipés de chauffe-eau solaires.

Cette nouvelle feuille de route en matière de production d’énergie tient compte des économies d’énergie qui seront réalisées par la France grâce au Grenelle Environnement. La consommation d’énergie finale devrait, pour la première
fois de façon durable, décroître et représenter, selon les estimations, 167 Mtep en 2020, contre 177 Mtep aujourd’hui. L’économie réalisée par rapport à un scénario tendanciel sans Grenelle Environnement (202 Mtep en 2020) représente 35 Mtep, soit l’équivalent de 40 % de la consommation annuelle de produits pétroliers de laFrance.

Il s’agit là d’une véritable rupture, sans précédent dans l’ère industrielle.

Depuis Copenhague où il conduit la délégation française à la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, Jean-Louis BORLOO a signé les arrêtés « PPI-électricité » et « PPI-chaleur », et entend ainsi montrer que la
France mène sur son territoire une mutation énergétique volontariste et déterminée, et cohérente avec l’ambition qu’elle porte dans les négociations internationales.

Les arrêtés seront publiés au Journal Officiel dans les tout prochains jours.

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