Archives éco-chronologiques pour le mot-clef ‘béton’

Découverte d’un antigel biologique

Mardi 23 mars 2010


Un antigel biologique découvert chez un coléoptère d’Alaska pour applications possibles aux bétons des terrains gelés.

Des scientifiques de l’Institut de biologie arctique de l’Université de l’Alaska Fairbanks ont étudié le ténébrion rugueux, un coléoptère qui peut résister à des températures extrêmes et en ont isolé son antigel naturel : le xylomannan. Cette découverte pourrait avoir des applications pour la fabrication d’antigels industriels, ou pour la conservation des organes à transplanter.

Chez les insectes, les molécules antigel agissent pour empêcher l’accumulation de cristaux de glaces, ou pour prévenir leur formation. Ils peuvent aider les organismes tolérants au froid à survivre en empêchant la destruction des cellules par le gel.

Ces molécules antigel permettent également à certains insectes d’abaisser, par un processus de surfusion, la température de leur corps en dessous du point de congélation, sans se solidifier.

Le ténébrion rugueux (Upis ceramboides) contient une molécule antigel lui permettant de survivre à des températures inférieures à -100°F (-73°C). Contrairement aux antigels biologiques décrits précédemment, cette nouvelle molécule, appelée xylomannan, n’est pas de nature protéique. Elle est composée d’un sucre et d’un acide gras possèdant les mêmes caractéristiques que les acides gras des membranes cellulaires.

Pour Brian Barnes, zoophysiologiste, et directeur de l’Institut de biologie arctique de l’Université de l’Alaska Fairbanks, cette similitude pourrait permettre au xylomannan de s’intégrer dans la paroi cellulaire et protéger les cellules contre la formation de cristaux de glaces internes. Il faut noter que les molécules antigel d’origine protéique ne peuvent pas rentrer dans les membranes cellulaires.

De nombreuses recherches doivent être réalisées pour déterminer le mode d’action de cet antigel. Les applications industrielles futures d’une telle découverte sont potentiellement nombreuses : fabrication de béton utilisable dans des terrains gelés, nouveaux revêtements pour ailes d’avions ou éoliennes en mélangeant le xylomannan à des peintures ou des hydrocarbures afin de les rendre résistants au gel, fabrication de plantes génétiquement modifiées pour résister au froid.

Dans le domaine de la santé, cette molécule pourrait également être utilisée pour la conservation d’ organes transplantés, en permettant de conserver à des températures plus froides et donc plus longtemps les organes destinés à une greffe.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61811.htm


Pour aller plus loin dans l’éco-construction et les matériaux écologiques

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Les matériaux sains

Mardi 2 juin 2009


(non toxiques durant leur production, leur utilisation et leur élimination ou leur recyclage)

On peut définir les matériaux selon leur impact sur l’environnement. C’est ainsi qu’à l’heure actuelle, peu de matériaux ont des procédés de fabrication exempts de toxicité. Même si leur utilisation n’est pas toujours nocive in fine pour l’Homme, leur fabrication n’est souvent pas saine pour l’environnement et les personnes qui participent au processus de production (industrie polluante, agriculture intensive, recyclage de matériaux pollués…). Il en est de même pour les procédés d’élimination (incinération, mise en décharge…) ou de pseudo-recyclage (fonction finale différente de celle d’origine).

Durant leur utilisation, certains matériaux dits naturels peuvent s’avérer allergisants ou toxiques mais les causes sont souvent à chercher du côté des traitements et adjuvants de ces matériaux (formaldéhydes dans les bois collés, traitements fongicides et insecticides…). Lorsque matériaux naturels se conjuguent avec santé globale (des individus et de l’environnement), nous parlerons de biomatériaux. Le béton est un contre exemple de biomatériau. Les cimenteries sont autorisées à utiliser comme combustible des déchets industriels toxiques sans limitation de leur teneur en métaux lourds (cadmium, plomb, mercure…)*. On trouve aussi dans le ciment du chrome hexavalent (VI - très soluble dans l’eau et cancérigène)*. Très largement utilisé en architecture et indispensable à certaines étapes de la construction, le béton à base de ciment devrait avoir une qualité irréprochable, sous peine de miner le principe même de l’architecture respectueuse de l’environnement. Nous déplorons son impact sanitaire et environnemental.

Pour en savoir plus:  www.arkitekto.com

Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l’habitat sain, 2002] ; **[Schüco, Système solaire Schüco, l’empreinte des professionnels, 2003] ; ***[J-C. Lhomme, La Maison économe, 2003].

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