Logement: faire des économies de chauffage tout en améliorant votre confort

12 mars 2010


Philippe Pelletier
Avocat, Président du comité stratégique du plan bâtiment Grenelle

Faire des économies à titre personnel, obtenir un meilleur confort, réduire la dépendance énergétique, bénéficier de l’aide de l’Etat..

La plupart des bâtiments d’habitation anciens sont mal isolés, il en résulte en général:

- soit un niveau de confort insuffisant en particulier en période  froide

- soit une dépense exagérée pour un confort adéquat,

et par ces temps de crise qui voient la réduction de nombreux revenus et l’augmentation des tarifs de l’énergie, pour une majorité de français, les deux problématiques se conjuguent.

Des solutions existent pourtant pour atteindre un meilleur confort en réalisant des économies renouvelables et quasi instantanées :

Ci dessous un questionnaire qui vous permettra de rassembler les premières informations nécessaires à une démarche d’amélioration

http://spreadsheets.google.com

Le Plan Bâtiment a été lancé en janvier 2009 pour mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement dans l’ensemble du secteur du bâtiment et atteindre des objectifs ambitieux (diviser par 4 les émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2050 par exemple).

Le Premier Ministre a confié à Philippe Pelletier (personnalité de la sphère civile, avocat et ancien président de l’ANAH) .”la mission de piloter et d’animer le comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle.afin de mettre en oeuvre le déploiement des mesures du programme de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments.

Le comité stratégique réunit tous les acteurs les plus importants du secteur : industriels, constructeurs, promoteurs, banques, etc. Ensemble, ils proposent des solutions concrètes, telles que l’éco-prêt à taux zéro.

Un an après, on peut affirmer que le plan bâtiment du Grenelle est lancé, et que le train ne cesse de prendre de la vitesse.

Le lien ci-dessous vous permet de consulter ou télécharger le rapport d’activité 2009

https://sites.google.com

Source: ecologie-radicale.fr
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Climat: conférence internationale à Paris sur les forêts

11 mars 2010


La France accueille ce jeudi à Paris une conférence internationale ministérielle sur le rôle des forêts dans la lutte contre le changement climatique.

Co-organisée par le ministère du Développement durable et les Affaires étrangères, la conférence réunira environ 25 ministres de l’environnement issus des principaux bassins forestiers - Bassin du Congo, de l’Amazonie, d’Amérique centrale et d’Indonésie notamment.

La réunion n’a pas encore fait l’objet d’une annonce formelle, mais elle est inscrite à l’agenda du ministre chargé des négociations climatiques Jean-Louis Borloo, qui recevra dès mercredi “des ministres africains de la forêt du bassin du Congo”.

Cette réunion, la première de cette envergure depuis le Sommet de Copenhague qui s’est achevé en décembre sur un accord limité, doit notamment s’intéresser à l’aide financière à la protection des forêts, adoptée dans son principe à Copenhague.

Selon une source gouvernementale, la conférence pourrait décider de la création d’un “commissariat” pour gérer les aides financières à la forêt, décidées dans leur principe à Copenhague.

La déforestation compte pour près de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales.

L’Accord de Copenhague a “reconnu le rôle crucial de la réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts” et la “nécessité de fournir des incitations positives à de telles actions” et validé la mise en place d’un mécanisme spécifique, appelé REDD-plus (pour Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts).

Le texte invite les pays en développement à identifier les causes du déboisement et à mesurer les émissions qui en résultent, et prévu la création d’un “Fond climatique vert de Copenhague”, chargé d’appuyer la lutte contre la déforestation, sans autre précision.

Entre 2000 et 2005, 13 M ha de forêts ont disparu chaque année et, selon les experts des pays concernés, à ce rythme la totalité aura disparu à la fin du siècle.

Une étude du cabinet de conseil international Mac Kinsey a estimé que 15 à 25 milliards USD sur cinq ans (2010-2015) permettrait de réduire la déforestation de 25%, de sauver 3 millions d’ha de forêt par an et d’économiser ainsi 7 gigatonnes de CO2.

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La Commission européenne lance un débat public sur la protection des forêts d’Europe contre le changement climatique

9 mars 2010

La Commission européenne a adopté ce jour un livre vert présentant différentes approches possibles pour l’UE en ce qui concerne la protection des forêts et l’information relative aux ressources forestières et à l’état de ces ressources. La Commission se fondera sur les réponses reçues du public, des États membres, des institutions de l’UE et des autres parties intéressées à la consultation sur le Livre vert pour décider si des mesures supplémentaires s’imposent au niveau européen.

« Les forêts européennes sont une précieuse ressource, qu’il faut protéger contre les effets néfastes du changement climatique et la perte de biodiversité. Les risques encourus sont à la hauteur des nombreuses fonctions sociales, économiques et environnementales que les forêts remplissent. Nous devons définir quelle valeur ajoutée l’Union européenne peut apporter aux efforts déployés par les États membres pour préserver les forêts et pour garantir la fiabilité, la cohérence et la mise à jour des informations en la matière » a déclaré M. Janez Potočnik, membre de la Commission chargé de l’environnement.

« Les forêts sont des puits de carbone gigantesques, et c’est en cela qu’elles contribueront de manière essentielle aux efforts déployés pour limiter le réchauffement de la planète à moins de 2 °C. Assurer la continuité de l’ensemble des services rendus par les forêts européennes est l’un des principaux objectifs de la stratégie de l’UE en matière de climat. Le débat sur le Livre vert vient à propos, et je m’en réjouis. Les contributions ainsi recueillies nous aideront à définir des mesures efficaces au niveau de l’UE en ce qui concerne le changement climatique et les forêts » a affirmé M me Connie Hedegaard, membre de la Commission européenne chargé de l’action pour le climat.

Contenu et objectifs du Livre vert

Le Livre vert 1 expose les principaux problèmes qui touchent les forêts européennes. Il présente les systèmes d’information existants sur les forêts et les instruments disponibles pour assurer la protection des forêts, et soulève une série de questions à examiner dans le cadre de l’élaboration de solutions stratégiques futures. Ce document s’inscrit dans la continuité du Livre blanc 2 sur l’adaptation au changement climatique, adopté par la Commission en avril 2009.

La politique forestière relevant principalement de la compétence des États membres, il convient d’axer le débat sur la manière dont le changement climatique modifie la donne en matière de gestion et de protection des forêts en Europe et sur l’orientation à imprimer à la politique de l’UE pour accroître sa contribution aux initiatives mises en œuvre par les États membres.

Forêts et changement climatique

Les forêts remplissent des fonctions sociales, économiques et environnementales multiples et interdépendantes. Elles sont source d’emplois, de revenus et de matières premières pour l’industrie et pour le secteur des énergies renouvelables. Elles protègent les sols, les agglomérations et les infrastructures, régulent les approvisionnements en eau et préservent la biodiversité. Sur le plan climatique, les forêts agissent tels des «puits», en absorbant tout au long de leur croissance une partie du dioxyde de carbone (CO 2 ), principal gaz à effet de serre; mais elles se transforment en source de CO 2 dès qu’elles sont abattues, brûlées ou encore endommagées par des tempêtes ou par des organismes nuisibles. Les forêts exercent aussi la fonction de régulation du climat local et régional.

Les forêts et les autres superficies boisées occupent environ 176 millions d’hectares dans l’UE, soit plus de 42 % du territoire de l’Union européenne. La superficie des forêts européennes, qui ne cesse de s’accroître depuis plus de soixante ans, représente aujourd’hui 5 % de la superficie forestière mondiale. La plupart des forêts de l’UE ont vu leur volume de bois et leur stock de carbone augmenter et absorbent, de ce fait, une part plus importante du dioxyde de carbone rejeté dans l’atmosphère. Au niveau mondial, cependant, la disparition des forêts - le plus souvent dans les pays en développement - et les autres changements liés à l’utilisation des sols sont aujourd’hui responsables, selon des informations récentes, d’environ 12 à 15 % des émissions mondiales de CO 2 .

En Europe, la température moyenne a augmenté de près de 1 °C au siècle dernier et devrait encore gagner 2 °C d’ici à 2100, selon les projections les plus optimistes. La rapidité avec laquelle se produisent les changements climatiques induits par l’homme a maintenant raison de la capacité naturelle d’adaptation des écosystèmes. Des régions entières ne seront plus adaptées à certains types de forêts, ce qui provoquera des changements dans la répartition naturelle des essences forestières et dans la croissance des peuplements existants. On prévoit que les phénomènes extrêmes (tempêtes, incendies de forêt, sécheresses et vagues de chaleur) se feront beaucoup plus fréquents et/ou plus graves, ajoutant ainsi à la pression exercée sur les forêts.

Étapes suivantes

Une consultation publique sur le Livre vert sera organisée du 1 er mars au 31 juillet 2010 sur le site internet «Votre point de vue sur l’Europe» ( http://ec.europa.eu/yourvoice ). Dans le cadre de cette consultation, la Commission organisera un séminaire et réunira les parties intéressées le 3 juin, à Bruxelles, à l’occasion de la «Semaine verte». Le Livre vert fera également l’objet de discussions lors d’une conférence sur la protection des forêts, qui se tiendra les 6 et 7 avril à Valsain, en Espagne, à l’initiative de la présidence espagnole.

La Commission publiera sur le site internet Europa les contributions au débat et présentera sa propre analyse des principaux résultats de la consultation.

1 :COM(2010)xx. Livre vert concernant la protection des forêts et l’information sur les forêts dans l’Union européenne: préparer les forêts au changement climatique.

2 :COM(2009) 147. Adaptation au changement climatique: vers un cadre d’action européen.


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Intermat - Premier cluster transfrontalier sur les matériaux

6 mars 2010

Le pôle de compétitivité français, Matéralia, et ses homologues belge, Mecatech, et luxembourgeois , Surfmat se sont rapprochés le 3 mars dernier créant le premier cluster transfrontalier sur les matériaux, INTERMAT.

Les 3 clusters de la Grande Région ont initié dès 2008 des relations qui ont permis l’organisation de plusieurs évènements (séminaire nanotechnologies au Luxembourg, MECAFUTURE’09 en France, visites des centres de R&D). Ces premiers échanges ont permis de développer les deux premiers projets collaboratifs réunissant français et belges répondant à l’appel à projets du Conseil Régional de Champagne-Ardenne.

Aujourd’hui, forts des ces premières expériences, les trois clusters créent le premier méta cluster transfrontalier sur la thématique des matériaux et procédés. Ils s’engagent dans une démarche pragmatique visant principalement à générer des projets de R&D structurants sur l’ensemble du domaine des trois pôles, en s’appuyant sur une masse critique accrue et des modes de fonctionnement simples et efficaces.

A l’instar du rôle de leadership régional de chacun des clusters dans le domaine des matériaux, INTER’MAT se propose de constituer à l’échelon européen le « méta cluster » permettant de faire face aux grands enjeux énergétiques et du développement durable en atteignant une masse critique de niveau mondial.

A cet effet les trois clusters partenaires disposent des atouts suivants :
- Des thématiques communes portant sur l’excellence en mécanique, les matériaux et les procédés,
- Un tissu industriel et académique de haute qualité, en particulier dans les domaines visés,
- Une unité et une cohérence géographique permettant d’assurer un travail de proximité (condition de succès importante de la démarche cluster), sur une aire démographique de 10 millions d’habitants,
- Une unité linguistique permettant d’assurer une interaction efficace entre laboratoires et entreprises de l’aire géographique.

INTER’MAT fournit donc un cluster de masse critique satisfaisante pour exister à l’échelon mondial, dans des conditions d’efficacité optimales.
Il répond à la volonté des Gouvernements Français, Wallons et Luxembourgeois et de l’Union Européenne de faire émerger des clusters d’envergure mondiale. Ce projet a été reçu favorablement à l’appel à projet européen INNET/PRO-INNO.

Par la mise en synergie des réseaux d’acteurs et des compétences, le cluster INTER’MAT propose de développer le potentiel de collaboration entre acteurs transfrontaliers au travers de projets de R&D ou structurant visant à renforcer la compétitivité des entreprises, laboratoires et territoires.

Le cluster INTER’MAT en quelques chiffres :
- 353 membres dont 230 entreprises et l’ensemble des structures de recherche publiques
- 172 projets labellisés pour un budget de plus de 354 millions d’euros
- 123 projets financés pour un budget de plus de 266 millions d’euros

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Rupture du glacier Mertz en Antarctique

27 février 2010


COMMUNIQUE DE PRESSE NATIONAL | PARIS | 26 février 2010

Un iceberg géant de 2550 km2 s’est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l’Est. Ce vêlage a été détecté par une équipe franco-australienne à laquelle participent des chercheurs des laboratoires LEGOS(1) (CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD) et LOCEAN(2) (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) et de l’Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division). Ce phénomène vient s’ajouter aux autres observations faites autour de l’Antarctique où de plus en plus de plateformes glaciaires se détachent du continent et s’entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d’icebergs et une augmentation de l’apport d’eau douce à l’Océan Austral.

Situé 240 km à l’est de la base scientifique française Dumont d’Urville, le glacier Mertz s’écoule dans l’océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Sa langue de glace flottante s’étendait en mer sur 160 km depuis la ligne d’échouage, elle ne fait maintenant plus que 80km. Le nouvel iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km, son épaisseur moyenne est d’environ 400m. Ce vêlage est issu de la collision d’un iceberg encore plus grand, appelé B9B (de 95km de long par 20km de large), avec la langue de glace flottante fragilisée par des crevasses transverses majeures. B9B était échoué sur des hauts fonds depuis 18 ans. Les images satellite (ENVISAT) tendent à montrer que le vêlage s’est produit entre le 12 et le 13 février 2010.

L’évolution du glacier Mertz est suivie depuis 15 ans par les scientifiques de l’équipe CRACICE(3) qui étudient l’évolution des glaciers côtiers de l’Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L’équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s’étaient quasiment rejointes lorsque l’iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens (navire Astrolabe et hélicoptères) mis en œuvre par l’institut polaire français (IPEV).
La zone océanique côtière située immédiatement à l’ouest du glacier Mertz est d’un intérêt majeur. C’est là que prennent naissance en partie, les eaux de fond denses et froides de l’Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. C’est également un lieu de forte biodiversité riche en production primaire qui fait l’objet de campagnes océanographiques régulières à partir du navire l’Astrolabe dans le cadre du programme de recherche ALBION(4).

La position future des deux icebergs géants pourrait aff ecter la circulation océanique et l’équilibre des écosystème! s dans c ette région. Ce vêlage d’une intensité exceptionnelle représente une opportunité unique de comprendre et d’évaluer le rôle de cette région sur la circulation océanique générale et donc son impact sur le climat.

Le projet est financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES, ANR, the ARC, University of Tasmania and the Australian Antarctic Division, ainsi que par les différentes agences spatiales fournissant des images.

Image du 7 février 2010 montrant l’iceberg B9B approchant de la langue de glace du glacier Mertz. La langue de glace est fracturée de chaque côté mais toujours attachée au glacier en son milieu. L’image représente une surface de 100km de large par 200 de long.

Image du 13 février 2010 où l’on voit que la langue de glace et coupée sur toute sa largeur.
© ESA - ASAR

LEGOS : Laboratoire d’études en Géophysique et océanographie spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD)

2) LOCEAN : Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN)

3) Acronyme anglais de Recherche coopérative sur le vêlage en Antarctique et l’évolution des glaciers, l’équipe CRACICE inclus des chercheurs du LEGOS (CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD), de l’Université de Tasmanie et de l’Antarctique Climate and Ecosystem Cooperative Research Centre (Australie).

4) Adélie Land Bottom water formation and Ice Ocean interactioNs, programme de recherche du laboratoire LOCEAn financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES

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